Bienvenue chez Speedernet ! On va vous soulever le capot du coffre aux trésors pour vous montrer quelques pépites sur lesquelles nous travaillons, mais Chut, on va faire ça entre nous, sans déranger les autres. Découvrez notre format vidéo « Chut ! » : des capsules d’une minute qui vous invitent à la table de l’un ou l’une de nos experts… mais sans parler trop fort.
Une autre façon de découvrir nos projets
Comment transformer un Rise au design un peu terne en un contenu engageant qui ressemble à un site web (responsive bien sûr) ? Comment passer d’une intention graphique générée par IA à des visuels sur mesure qui impacteront les apprenants en respectant l’univers de départ ? Ce ne sont que quelques uns des sujets sur lesquels vous allez nous découvrir.
On y parlera aussi vidéo, adaptive learning, illustration, accessibilité et de bien d’autres sujets que nous traitons au quotidien chez Speedernet avec nos clients.
Une autre façon de voir ce dont nous sommes capables
Vous vous questionnez sur les acteurs à joindre à vos appels d’offre ? Vous recherchez un partenaire, pourvoyeur de solutions pour vos projets de formation ? Ou vous avez un réseau en demande ?
A travers ces vidéos, découvrez ce dont nous sommes capables d’une façon à la fois plus « incarnée » et plus spécifique qu’à travers un showreel ! Et si vous y trouvez des éléments de réponse, n’hésitez pas à nous contacter.
Venez à la rencontre de nos équipes
Ces vidéos nous permettent aussi de vous présenter les femmes et les hommes qui travaillent sur vos projets au quotidien. C’est un coin de voile levé sur leur façon d’être, leur énergie à travers leur expertise.
Alors n’hésitez pas à suivre cette série de vidéos sur Youtube et sur Linkedin.
Et non, il n’est pas toujours possible de faire appel à l’IA dans les organisations., notamment pour produire les assets dont vos modules ont besoin, que ce soit pour des raisons de confidentialité des données ou de souveraineté par exemple.
Cependant, dans l’écosystème du Digital Learning B2B, la qualité visuelle est le premier vecteur d’engagement. Selon la théorie du double codage d’Allan Paivio, l’association d’un contenu verbal et d’un support visuel pertinent augmente très largement la rétention d’information.
Pourtant, sourcer des assets de haute qualité sans enfreindre les droits d’auteur est un défi chronophage et souvent frustrant. Voici une sélection des 10 meilleures plateformes pour vos modules e-learning, optimisée pour les standards technologiques de 2026, qui vous permettra d’enrichir vos projets learning « du quotidien ». Evidemment, rien ne vaut la production sur mesure et pour cela, n’hésitez pas à nous contacter.
Les incontournables de l’image et de la vidéo HD
1. Pexels : Le roi de la vidéo d’ambiance
Idéal pour les fonds de slides animés ou les introductions vidéo.
- Source : Pexels.com
- Licence : La Pexels License mise sur la simplicité : elle autorise l’usage commercial et la modification sans attribution obligatoire, un atout majeur pour l’agilité en production e-learning.
2. Unsplash : L’esthétique photographique premium
Pour éviter l’effet « banque d’images froide », Unsplash propose des clichés authentiques et artistiques.
- Source : Unsplash.com
- Licence : L’Unsplash License permet une exploitation libre pour tous vos supports de formation B2B. Là encore, le cadre juridique est simple à saisir pour facilite vos choix.
3. Pixabay : La polyvalence multimédia
Pixabay est une ressource historique pour les vecteurs, les illustrations et surtout la musique libre de droits.
- Source : Pixabay.com
- Licence : Pixabay Content License, garantissant une utilisation sécurisée sans redevances.
Iconographie et animations pour Dynamiser l’interface (UI)
4. Flaticon : La bibliothèque d’icônes la plus vaste
Essentiel pour vos boutons de navigation et schémas conceptuels.
- Source : Flaticon.com
- Licence : Attention, l’usage gratuit nécessite une attribution (crédit auteur). Pour un usage industriel, l’abonnement premium est souvent plus rentable pour éviter les mentions légales sur chaque slide.
5. Lordicon : L’interactivité par l’icône animée
Lordicon propose des icônes au format Lottie, une technologie d’animation vectorielle ultra-légère issue d’Airbnb Design. Parfait pour donner un feedback visuel immédiat après une question de quiz par exemple.
- Source : Lordicon.com
- Licence : Ici, un compte gratuit ne permet qu’un usage personnel des assets. Pour un usage commercial, il faudra prendre un abonnement.
6. LottieFiles : Le futur de l’animation web
Pour intégrer des micro-animations complexes sans alourdir vos fichiers SCORM.
- Source : Lottiefiles.com
- Licence : La licence spécifique LottieFiles permet un usage professionnel sans mentions (même si le service vous encouragera toujours à citer l’autrice ou l’auteur).
Personnages et Audio : Le Storytelling au cœur de l’apprentissage
7. Open Peeps : La diversité par l’illustration
Créée par l’illustrateur Pablo Stanley, cette bibliothèque permet de générer des personnages inclusifs pour vos mises en situation.
- Source : OpenPeeps.com
- Licence : Creative Commons CCO. L’artiste plaçant ses œuvres directement dans le domaine public.
8. Freepik : Des templates graphiques complets
Il aurait été difficile de faire une liste comme la nôtre sans citer la source de référence pour les fichiers .EPS (Adobe Illustrator) permettant de créer des décors sur mesure. Cela dit, ici on entre dans la génération IA.
- Source : Freepik.com
9. BBC Sound Effects : L’immersion sonore réaliste
Pour vos simulations de vente ou de sécurité, la BBC met à disposition des milliers d’ambiances sonores réelles.
- Source : BBC Rewind
- Licence : Vérifiez les conditions d’usage des sons via cette page de la BBC pour vos projets commerciaux.
10. Google Fonts : La typographie comme socle de l’accessibilité
Une police de caractère mal choisie augmente la charge cognitive (théorie de John Sweller sur la charge cognitive).
- Source : Fonts.google.com
- Licence : Open Font License (OFL), garantissant une compatibilité totale sur tous les navigateurs.
Synthèse : Quel format choisir pour vos assets ?
| Type d’Asset | Format recommandé (2026) | Avantage pédagogique |
| Photo | WebP (Source Google) | Chargement ultra-rapide |
| Animation | Lottie / JSON | Fluidité et interactivité |
| Icône | SVG | Scalabilité sans perte de qualité |
| Audio | MP3 (128-160 kbps) | Équilibre poids / qualité sonore |
Conclusion pour les Concepteurs
L’utilisation de ces plateformes ne se limite évidemment pas à « faire du joli ». Il s’agit d’une stratégie de réduction de la charge cognitive et de renforcement de l’UX Learning sur vos projets du quotidien. Et même si, en 2026, l’accélération de l’usage des IA va continuer, la curation humaine de ces assets reste le gage d’une expérience apprenant cohérente et différenciante pour celles et ceux qui n’y ont pas accès.
Si vous avez le besoin de concevoir des dispositifs de plus grande ampleur ou besoin de solutions agiles pour vous aider à produire, contactez-nous, nous saurons vous accompagner !
La couleur joue un rôle important dans la conception pédagogique : elle attire l’attention, favorise la mémorisation et structure l’information. Mais elle peut aussi, si elle est mal utilisée, devenir un frein à la compréhension, voire exclure certains apprenants. Un texte trop clair, un bouton peu visible, un feedback uniquement coloré… autant de pièges courants qui empêchent une formation d’être accessible.
Prenons un exemple du quotidien : vous entrez dans un restaurant et le menu est écrit sur une ardoise. Arrivez-vous mieux à lire ce qui est écrit à la craie blanche ou à la craie bleue ? La plupart des gens répondront « la craie blanche », car le contraste avec le fond noir est bien plus fort qu’avec le bleu. Eh bien cet écart de lisibilité, c’est exactement ce qu’on cherche à éviter dans une interface de formation.
Adopter une approche accessible dans la conception de formations, garantit que tous les collaborateurs, y compris ceux atteints de daltonisme ou de déficiences visuelles, puissent suivre et comprendre les contenus sans difficulté. C’est un enjeu d’inclusion, mais aussi d’efficacité pédagogique.
Comprendre les enjeux de l’accessibilité couleur
Le daltonisme touche environ 8 % des hommes et 0,5 % des femmes (source). Cela signifie que dans un groupe de collaborateurs, certains ne distingueront pas le rouge du vert, ou auront des difficultés à repérer une consigne basée uniquement sur la couleur.
Vous avez déjà peut-être vu cette phrase sans comprendre ce que cela signifie : « Le rapport de contraste entre le texte et son arrière-plan est de 4.5:1, au moins. »
Les référentiels d’accessibilité, comme les WCAG ou le RGAA, définissent entre autres des niveaux de contraste à respecter, selon la taille ou l’épaisseur du texte, ou encore selon qu’il s’agisse d’icônes ou d’éléments graphiques. En résumé : plus le texte est petit ou fin, plus le contraste entre la couleur du texte et celle du fond doit être fort pour rester lisible.
Vous n’avez pas besoin de connaître les chiffres exacts. Il existe des outils simples cités plus bas dans cet article pour vérifier si les couleurs que vous avez choisies respectent ces normes. Vous pourrez ainsi ajuster vos visuels facilement, sans devenir expert en accessibilité.
Ces normes ne sont pas qu’une contrainte technique. Elles permettent à chacun de lire sans effort, de comprendre sans confusion, et donc de mieux apprendre.

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Découvrez la conférence complète enregistrée durant Horizons Learning 2025 sur l’accessibilité avec Stéphanie Delfau, référente pédagogique et accessibilité et Patrick Jordikian, directeur associé chez Speedernet !
Bonnes pratiques : rendre la couleur accessible en formation
Ne pas s’appuyer uniquement sur la couleur
Dans un quiz ou une interface, il est essentiel d’ajouter un texte ou une icône en plus de la couleur. Un message d’erreur uniquement en rouge ne sera pas compris par tout le monde. Ajoutez un pictogramme ou un texte explicite comme « Bonne réponse ! » ou « À revoir ».

Vérifier le contraste sur tous les supports
Un module conçu sur un grand écran peut sembler lisible, mais devenir difficile à lire sur une tablette ou après impression. Vérifiez le rendu sur différents formats, y compris en noir et blanc. Posez-vous une question simple : l’information reste-t-elle compréhensible sans la couleur ou si je ne vois pas la couleur telle qu’elle est réellement ?
Penser aux impressions et documents annexes
Les supports imprimés, comme les présentations ou PDF de synthèse, doivent rester lisibles même en niveaux de gris. Évitez les textes en gris clair ou sur fond pastel, souvent illisibles une fois imprimés.
Utiliser des outils simples pour tester
Voici quelques outils recommandés selon votre rôle dans la réalisation de modules e-learning :
| Public cible | Outil recommandé | Pourquoi ? |
| Graphistes | Adobe Color Contrast Analyzer | Test via codes hexadécimaux et suggestions d’alternatives |
| Concepteurs e-learning, chefs de projet | Plugins Chrome : Accessible Web Helper, Colour Contrast Checker | Test directement sur l’écran avec pipette |
Un bon test à faire : activer un simulateur de daltonisme ou de vision en nuances de gris (comme Web Disability Simulator sur Chrome) pour visualiser votre module avec un autre regard.

Intégrer l’accessibilité dès la conception
L’accessibilité ne doit pas être un ajout de dernière minute. Elle se pense dès le début, avec des modèles et outils qui la prennent en compte.
- Choisir des modèles de slides ou d’interfaces déjà optimisés pour l’accessibilité.
- Former les concepteurs et graphistes aux enjeux liés à la couleur.
- Tester systématiquement les modules avant diffusion, à l’aide d’outils adaptés.
- Prévoir des alternatives accessibles pour les éléments interactifs (par exemple, un code couleur complété par des textes ou symboles).
Conclusion : une formation accessible est une formation plus efficace
L’accessibilité couleur n’est pas seulement un sujet technique ou réglementaire. C’est une façon de rendre la formation plus claire, plus confortable et plus inclusive.
En appliquant quelques principes simples – bon contraste, redondance visuelle, tests en conditions réelles – vous améliorez l’expérience de tous les apprenants, et pas seulement de ceux qui en ont le plus besoin.
L’accessibilité est donc un levier d’efficacité pédagogique. Pourquoi s’en priver ?
Source de l'image : Photo de Tima Miroshnichenko
L’accessibilité en formation ne devrait pas être une option, mais une priorité. C’est un lieu commun me direz-vous, et pourtant, beaucoup de formations digitales restent inadaptées aux personnes en situation de handicap. Or, même si lesdites situations sont multiples et qu’il est extrêmement complexe d’adapter les modules à tous, il est aujourd’hui essentiel de faire le maximum pour que chacun puisse se former tout au long de la vie.
Alors, comment vous assurer que vos modules sont aussi inclusifs que possible ? Voici une checklist des incontournables de la démarche d’accessibilité en formation digitale.
Une navigation claire et intuitive
- Clavier et commandes alternatives : assurez-vous que la formation est navigable uniquement au clavier (sans souris) et compatible avec les lecteurs d’écran. Pour rappel, Un lecteur d’écran est un logiciel d’assistance technique destiné aux personnes « empêchées de lire » (aveugles, fortement malvoyantes, dyslexiques, dyspraxiques…). Il retranscrit par synthèse vocale et/ou sur un afficheur braille ce qui est affiché sur l’écran d’un ordinateur tant en termes de contenu que de structure et permet d’interagir avec le système d’exploitation et les logiciels et applications.
- Structure logique : utilisez des titres hiérarchisés (H1, H2, H3…) pour faciliter la lecture. Placez les éléments de manière logique, de gauche à droite et de haut en bas (à adapter selon la langue de déploiement bien entendu).
- Boutons et liens clairs : évitez les intitulés vagues comme « Cliquez ici », préférez des textes explicites comme « Accédez au quiz ».
Un contenu compréhensible pour tous
- Langage simple et direct : bannissez le jargon inutile, privilégiez des phrases courtes et claires. Pensez à la méthode « Facile à lire et à comprendre » : la méthode FALC.
- Synthèse et résumé : ajoutez des résumés ou des versions simplifiées des contenus clés.
- Compatibilité avec les lecteurs d’écrans : utilisez du texte réel plutôt que des images contenant du texte, sauf si elles sont accompagnées d’une alternative textuelle – ce qui, de toute façon, doit accompagner toutes vos images porteuses de sens. Les images décoratives doivent être masquées pour les lecteurs d’écran afin de ne pas surcharger inutilement la navigation.

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Accédez à cette checklist au format PDF !
Téléchargez dès maintenant au format PDF la checklist indispensable pour concevoir un module de formation accessible ! Elle vous accompagnera dans votre quotidien de concepteur et vous permettra de faire en sorte que vos modules soient aussi inclusifs que possible.
Une Accessibilité Visuelle Optimale
- Contrastes suffisants : vérifiez que le texte est lisible sur un fond uni (au moins un ratio de contraste de 4.5:1).
- Taille et police adaptées : utilisez une police sans empattement (Arial, Verdana…) et utilisez une taille de police suffisante. Il faut pouvoir distinguer les caractères..
- Couleurs non exclusives : ne transmettez jamais une information uniquement par la couleur (exemple : « Les réponses en rouge sont incorrectes »).
Un Contenu Multisensoriel
- Sous-titres et transcriptions : tous les contenus audio ou vidéo doivent être sous-titrés ou accompagnés d’une transcription.
- Descriptions audio (audiodescription) : si une vidéo contient des informations visuelles importantes, proposez une version avec audiodescription, s’il n’y a pas de voix-off qui donne déjà ces informations..
- Alternatives aux animations et interactions complexes : fournissez une option simplifiée avec moins de clics et moins d’embranchements (exemple : une version texte du contenu interactif).
Une évaluation inclusive
- Formats de questions variés : pour les évaluations sommatives, privilégiez les formats simples pour la navigation au clavier (QCU/QCM). Les glisser-déposer ne sont pas à proscrire, mais à utiliser plutôt en formatif, avec une possibilité de passer l’activité ou d’avoir une alternative plus simple.
- Temps d’exécution flexible : évitez les comptes à rebours stricts qui peuvent pénaliser certains apprenants. La dyslexie par exemple, est un handicap qui concerne beaucoup de personnes.
- Explications des réponses : fournissez un feedback détaillé pour chaque question afin d’assurer une correction claire, que le feedback soit sonorisé ou non.
Une Accessibilité Testée et Éprouvée
- Utilisation d’outils de vérification : testez votre contenu avec des outils comme NVDA (lecteur d’écran) ou Accessible Web Helper (vérificateur de contraste) pour vérifier l’accessibilité.
- Tests réels avec des utilisateurs : faites tester vos modules par des personnes en situation de handicap pour identifier les points d’amélioration et soyez à l’écoute de leurs retours.
- Mises à jour régulières : les outils auteurs évoluent et améliorent leur conformité avec les règles d’accessibilité qui évoluent elles aussi. Vos formations doivent être mises à jour en conséquence.
Au final, l’accessibilité n’est pas une contrainte, c’est une opportunité d’inclure tous les apprenants et d’améliorer l’expérience utilisateur pour chacun. En appliquant cette checklist, vos formations sont plus inclusives, efficaces et conformes aux réglementations en vigueur.
Chez Speedernet, nous sommes depuis longtemps impliqués dans la mise en place des réglementations dans nos modules et nous travaillons avec nos clients à être les plus attentifs possibles sur ces sujets.
Si vous avez des demandes spécifiques ou le souhait d’être accompagnés dans l’évolution de vos formations, n’hésitez pas à nous contacter ici.
En théorie, le droit à l’erreur semble acquis. « L’erreur est humaine », dit-on. Ou encore « on apprend de ses erreurs ». Pourtant, en formation, il apparaît difficile d’accorder ce droit à l’erreur, d’accepter de laisser ses apprenants se tromper.
Peut-être parce qu’on a souvent en tête des dispositifs très classiques comme « bloc de contenu > question de vérification > feedback sur la réponse ». Et il est vrai que dans ce cas, laisser l’apprenant dans l’erreur un moment, n’est pas très pertinent.
Peut-être aussi est-ce dans un souci de gain de temps… Mais là encore, ne vaut-il pas mieux laisser un apprenant quelques minutes dans l’erreur pendant sa phase d’apprentissage pour ancrer plus durablement un enseignement ? Car oui, il existe bien d’autres manières de mettre l’apprenant au cœur de sa formation et c’est ce que je vous propose de découvrir à travers cet article.
D’où vient notre rapport complexe à l’erreur ?
Peut-être le saviez-vous ? Ce rapport de peur, de jugement, vis-à-vis de l’erreur est une réalité très forte en France, alors qu’elle n’est pas autant marquée dans les pays nordiques ou certains pays anglo-saxons.
Exemple n°1 – L’apprentissage des langues
Pourquoi les Français sont réputés « mauvais en langue » ? De par le système scolaire français et son emphase sur l’écrit, mais également par la peur du jugement exercé par la société : prendre la parole à l’oral est synonyme de peur, pour beaucoup d’entre nous : peur d’être moqué ? Peur de se faire remarquer par son accent “trop bon” ou au contraire “trop mauvais” ? Dans d’autres pays, prendre la parole en public est une habitude, à l’instar des clubs de débats au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Exemple n°2 – au travail
Dans la société canadienne, avec de la motivation et du sérieux, il est possible d’obtenir un premier emploi et de monter en compétences sans qualification préalable. A contrario, la France valorise davantage les diplômes, la connaissance, les expériences. On trouve parfois des annonces de stages requérant de l’expérience… Or, l’objectif-même du stage n’est-il pas de se former et d’acquérir de l’expérience ? Comme si, être débutant, se tromper, n’était pas une option.
Je ne veux pas ici fustiger (ou critiquer – ndlr) gratuitement des pratiques culturelles françaises, mais bien attirer votre attention sur la présence de ces mécanismes afin que nous les déconstruisions ensemble petit à petit.
Pourquoi laisser nos apprenants se tromper est une bonne chose ?
Parce que se tromper est un processus normal, sain et nécessaire.
Vous ne me croyez pas ? Et bien croyez Confucius quand il dit que “l’homme sage apprend des erreurs”. Mais c’est surtout scientifiquement prouvé : on apprend mieux de ses erreurs que de ses succès. Notre cerveau est capable de détecter les erreurs et de les intégrer afin de modifier notre comportement à l’avenir.
« Notre cerveau est équipé de multiples systèmes de détection des erreurs, de correction et de vérification. Il se sert de ces systèmes pour apprendre. Le priver de la possibilité de commettre des erreurs, c’est bloquer ses processus d’apprentissage. »
Procyk, E. & Meunier, M. (2017). L’erreur forge le cerveau. Cerveau & Psycho, 87, 44-50
Toujours pas convaincu ? Demandez-vous : quel meilleur moment pour commettre des erreurs que durant un temps de formation ? (soit le moment où nos erreurs n’auront pas de conséquences graves). Ainsi, donner le droit à l’erreur à l’apprenant, c’est lui proposer une philosophie pédagogique qui se résumerait ainsi : “Se tromper maintenant pour être prêts ensuite”.
Allez au bout de son erreur
Permettre aux apprenants de se tromper est une chose, mais leur permettez-vous réellement d’aller au bout de l’erreur ? Ont-ils la chance d’observer par eux-mêmes les conséquences de leurs actions avant qu’une rétroaction ne leur soit proposée ? (principe du feedback différé).
Le feedback “différé”, souvent boudé, car nécessitant une scénarisation plus poussée, peut pourtant s’avérer particulièrement intéressant :
- dans le cadre d’une procédure à maîtriser et à réaliser dans un ordre précis ;
- si les choix et actions d’une personne peuvent provoquer un effet boule de neige, entraîner des conséquences sur d’autres choses ;
- si l’erreur à éviter peut entraîner un réel danger ou une conséquence grave (mise en danger de la vie d’un employé, amende à payer, procès, etc…) ;
- lorsque plusieurs voies sont possibles pour parvenir au même objectif mais qu’il est important d’en choisir une et de rester cohérent tout le long de la démarche ;
- parce que cette méthode permet de revenir sur la notion plus tard dans le module (principe de répétition) et ne pas partir du principe que la notion est acquise directement.
Bien sûr, observer les conséquences de ses actions implique la matérialisation visuelle de ces dernières. On peut alors passer par l’illustration, le motion design ou bien même la réalité virtuelle. Libre à vous de choisir la technique qui vous correspondra le mieux, mais quoi qu’il en soit, l’ancrage des connaissances sera renforcé !
Utiliser les émotions pour ancrer les notions
La science a prouvé que les émotions ont un rôle fondamental dans l’apprentissage puisqu’à chaque expérience vécue (d’apprentissage ou non) est attribuée une valeur émotionnelle. Plus l’émotion est intense, plus la valeur émotionnelle sera importante et plus la personne se souviendra de cette expérience. Ainsi, n’ayez pas peur de proposer des conséquences négatives dans vos modules, même si cela peut paraître contre-intuitif ! Habilement amenées, ces dernières peuvent tout autant faciliter l’apprentissage que des conséquences positives !
Quelques exemples
Bien, maintenant que nous avons parlé de la théorie, illustrons notre propos avec des exemples de modules de Digital Learning que nous avons réalisé, dans lesquels les apprenants ont la possibilité de se tromper !
Servier – Iliana Jones
Le module en quelques mots :
Dans ce module scénarisé, Iliana Jones part à la recherche du Trophée de la Compliance. Sur son chemin, elle devra déjouer les pièges que renferme une mystérieuse grotte pour récupérer 4 médaillons qui lui permettront d’accéder au fameux Trophée.

Type de feedback et leviers d’apprentissage :
L’émotion est au cœur de ce module, entre illustrations, musique et éléments de gamification. Ici, le feedback est immédiat mais l’apprenant observe les conséquences de ses choix. En répondant mal à la question posée, l’apprenant voit le médaillon lui échapper (c’est quelque chose dont il se souviendra !). En répondant correctement, Iliana débloque une première gemme.
Dans ce module, l’erreur est même au service de la narration. Sans les 4 médaillons, impossible pour lIliana d’accomplir sa mission.
Notre conseil :
Incorporez l’erreur dans le scénario du module : laissez vos apprenants faire des choix, possiblement se tromper et visualiser les conséquences de leurs actions, en particulier si l’issue est négative ! Cela marquera davantage les esprits, et l’efficacité de l’apprentissage en ressortira augmentée !
Enedis – B0H0
Le module en quelques mots :
Dans ce module de réalité virtuelle, l’apprenant – immergé dans la peau d’un technicien – doit réaliser correctement une procédure sur un poste électrique. Cette opération comporte de réels dangers.

Type de feedback et leviers d’apprentissage :
Face au poste électrique, l’utilisateur a toute liberté pour agir. C’est lui qui clique où il le souhaite, quand il le souhaite et dans l’ordre voulu (même si des indices sont dissimulés sous forme de questions pour accompagner l’apprenant).
Un mode entraînement permet à l’utilisateur de se tromper sans être pénalisé (c’est LE moment pour faire des erreurs).
Le module propose aussi un mode “évaluation” qui cherche à reproduire les conditions réelles de travail, il ne laisse plus place à l’erreur. L’utilisateur est mis face aux conséquences de ses actions. Ainsi le module s’arrête si une erreur grave est commise et l’apprenant a alors l’obligation d’approfondir ses connaissances avant de retenter l’expérience.
Notre conseil :
Si la formation présente des situations à risque, mettez l’emphase sur les erreurs de l’apprenant car c’est le seul moment où il pourra se tromper sans conséquences.
Donnez-lui simplement la possibilité de comprendre son erreur, d’encoder l’information, et d’avoir l’occasion de s’améliorer…
Conclusion
Vous avez probablement appris quelque chose par l’expérience n’est-ce pas ? En faisant une erreur que vous vous êtes promis de ne pas refaire. Eh bien n’hésitez pas à nous en parler dans les commentaires ou à nous dire comment vous intégrez le droit à l’erreur dans vos parcours de formation !
Image de couverture par Myriams-Fotos via Pixabay
Si vous passez par là, c’est que le job de Directeur artistique dans le Digital Learning vous intéresse ? Ou que vous êtes simplement curieux et ça marche aussi. Je vais tenter le plus pertinemment possible de vous présenter ce qu’est pour moi ce métier plutôt hybride.
Tout d’abord il y a l’équipe ! Je dirais que pour moi, l’équipe est la partie la plus importante de mon travail. Chez Speedernet, notre équipe est composée d’illustrateurs / motion designer / graphiste 3D / designer graphique UX / UI et vidéastes.
Un des points importants pour moi est de respecter les univers de chacun et faire en sorte qu’ils arrivent à mettre leur patte graphique dans nos réalisations. Quand nous recevons un projet client, je dirais que 50% du temps je m’occupe de ce qu’on appelle les « intentions graphiques » à l’étape de proposition commerciale mais également en début de projet.
Qu’est-ce qu’une intention graphique ?
L’intention graphique c’est l’interprétation de la demande client en image et c’est à ce stade que se jouent beaucoup de choses. L’enjeu est de proposer à la fois un univers graphique qui plaise au client et qui soit en ligne avec son environnement professionnel, mais également que cet univers plaise au graphiste qui va travailler dessus, car en fonction de certains projets on peut être amené à créer énormément d’écrans graphiques et donc il vaut mieux qu’on s’épanouisse un maximum visuellement.
C’est à ce moment que j’interviens en créant l’identité graphique qui permettra de comprendre à quoi pourra ressembler un motion design ou alors différents écrans d’interfaces ou même un traité illustré. A partir de là s’ouvre le champ des possibles et c’est la partie que nous préférons tous, on part sur un style web ? Un style flat design ? Un style street ? Un style très corporate ? Illustré ? Montage photo ? Traité technique ? Futuriste ? Hybride ?
Il y a une part de veille importante dans cette étape pour se tenir au courant des tendances graphiques mais il faut également prendre en compte ce que nous connaissons déjà du client et les productions que nous lui avons déjà potentiellement proposé. En phase de proposition commerciale nous essayons de solliciter le client pour sonder ses attentes et bien évidemment en amont de la production nous avons plusieurs échanges avec lui pour créer le graphisme qui lui convient le mieux.
Si nous obtenons le projet, l’idée est de guider le graphiste pour qu’il comprenne mon intention de départ et qu’il sache comment décliner justement les écrans qu’il devra réaliser. L’idée est de changer régulièrement de traité, nous partons souvent de la page blanche pour penser des projets originaux pour nos clients.
L’équipe graph’ s’occupe également de propositions graphiques et j’ai à ce moment un rôle de conseil sur l’orientation à prendre. Mais rien n’est figé visuellement et ce qui fait notre force c’est le talent de chacun et les prises d’initiatives.
Le suivi sur le projet est permanent, c’est-à-dire que régulièrement je me tiens au courant de l’avancée et du rendu de la formation jusqu’à la publication finale du projet. Ce travail est également réalisé par le graphiste qui a travaillé sur le module afin de garantir le respect de l’univers créé.
Faut-il pratiquer tous les métiers créatifs pour faire Directeur Artistique dans un studio Elearning ?
Je pense que c’est une question que les gens intéressés se posent : la question de la crédibilité. Avant de prendre ce poste j’étais infographiste 2D / 3D, j’ai modélisé des personnages, réalisé des rendus 3D, touché un petit peu à l’animation 3D.
Je suis passé par la case réalisation de pictogrammes, interfaces graphiques, illustrations et animation 2D. Donc en soit j’ai touché à pas mal des métiers qu’aujourd’hui je supervise et c’est ce qui me permet de comprendre certaines contraintes propres aux différents métiers.
Mais par exemple, si je prends le sujet du motion design, je suis capable aujourd’hui de faire une intention graphique pour donner les grandes lignes visuelles, mais je ne suis pas capable d’animer le motion comme les membres de l’équipe. Et finalement je ne pense pas que ce soit un souci, car ce qui importe c’est la modernité de l’œil je pense et surtout la confiance en les autres.
Être DA c’est pour moi faire en sorte de répondre au mieux à la demande client tout en gardant une part de challenge interne et faire avancer les équipes et le studio visuellement. Il faut que les retours et les orientations choisies servent la finalité et soient objectifs. Il m’arrive parfois de ne pas du tout avoir de retour à faire, car ça fonctionne !
LE Directeur Artistique et la communication chez Speedernet ?
C’est quelque chose que j’ai découvert quand Yves Bonis et Romain Cherruault sont arrivés.
Comment rallier des envies graphiques à un message ou comment un message porté insuffle une envie graphique ?
Nous avons la chance d’avoir deux personnes pleines de créativité et qui font avancer dans le bon sens l’image de l’entreprise. Quand une réflexion est menée sur des projets de communication qui ont besoin d’une identité graphique, c’est une direction artistique partagée avec les membres de l’équipe, car à ce moment Yves et Romain ont déjà une idée claire dans leur tête, de visualisation, de choix de musique, de sens et mon rôle est d’orienter visuellement les choses et d’expliquer ce qui est faisable dans les temps, mais également ce qui est cohérent avec notre communication visuelle.
En tant que DA, j’ai une vision de l’entreprise très orientée créativité et eux ont une vision de l’entreprise très orientée vers l’extérieur, ce qui est normal. Certaines choses dans ma tête ne passeraient pas aux yeux de tous. C’est donc un équilibre à trouver qui est très intéressant à vivre.
Quel est ton lien avec la gestion de projet ?
Je participe toutes les semaines au point planning qui me permet à la fois de connaître les tâches de chacun, mais également de réorienter si besoin certains projets sur d’autres personnes, pour que Laura Méheust par exemple fasse plus de l’illustration que de l’habillage graphique, car le dessin est son cœur de métier.
Je suis également dans les réponses à projets (proposition commerciales) pour réfléchir aux concepts des projets, brainstormer et expliquer notre direction graphique. J’interviens de même sur le chiffrage pour bien déterminer avec les chefs de projets et commerciaux si tout est « ok » niveau estimation, pour éviter un maximum les goulots d’étranglement lors de la production.
Petit mot de conclusion
Le plus important pour moi c’est : le respect de l’équipe, de suffisamment connaître chaque membre pour être à l’écoute de leur volonté d’évoluer ou juste de leurs problématiques. Être à l’écoute de leurs envies graphiques et faire en sorte qu’ils s’épanouissent dans les projets. Rester en production pour garder le sens des réalités métier et continuer à avoir conscience de ce que c’est qu’être dans le rush !
Toujours considérer un projet comme un nouveau défi et donc essayer d’insuffler une once de nouveauté même si on a l’impression qu’on a déjà traité le sujet cent fois.
Et surtout faire confiance !
Scénariser une formation est synonyme de découpage des apprentissages en modules qui forment un parcours. Cela dit, « scénariser » est également utilisé en narration et consiste en un ensemble de techniques qui débouchent sur la création d’un scénario et in fine, sur une histoire. Or, il se trouve que raconter une histoire est la meilleure façon (avec le jeu) d’exciter l’attention du cerveau et d’obtenir une mémorisation et une intégration d’informations optimales. La narration permet de libérer des hormones dans le cerveau (dopamine, endorphine et ocytocine) qui mettent celui qui écoute l’histoire dans des dispositions incroyablement favorables à l’apprentissage.
On fait donc vite le lien entre l’objectif opérationnel d’une formation et le pouvoir d’une bonne histoire.
Mais une fois qu’on l’a dit, vient le moment pour un certain nombre de concepteurs de se trouver face à l’effroyable vertige de la page blanche. Comment dépasser l’exercice pour plonger l’apprenant dans une expérience pédagogique forte, pour le sortir de l’aspect « scolaire » du processus d’apprentissage ?
Voyons quelques éléments de méthode qui pourraient vous aider si le blanc de votre écran vous hypnotise.
Les 5 sens pour immerger
La première démarche utile (très utile également en présentiel d’ailleurs), est de passer par les cinq sens pour immerger votre apprenant dans l’univers du module. Parmi les évidences :
- Choisissez attentivement les couleurs à utiliser bien sûr, les formes, la typographie, le traité graphique,
- Pensez au timbre des voix off, à la musicalité et au rythme des phrases (courtes avant tout, mais vous pouvez essayer des énumérations en rythme ternaire, des répétitions, des hyperboles etc.),
- Veillez à utiliser des musiques pertinentes et en lien avec l’ambiance de votre thématique (et libres de droits si vous n’avez pas directement les droits d’exploitation de l’œuvre) et un design sonore approprié.
Viennent ensuite les éléments qui demandent un effort plus conséquent pour être utilisés mais qui peuvent avoir de la pertinence :
- Suggérez le goût et les odeurs via les dialogues, qu’ils soient prononcés à haute voix par l’avatar de l’apprenant ou des figurants, ou bien via une voix intérieure ou encore un narrateur extérieur (« Tiens, ça sent la fumée », « Hmmm quel délicieux parfum de bergamote, ça me rappelle… », « Vous arrivez comme tous les matins dans l’entrepôt à 5h, mais cette fois, au milieu des odeurs habituelles, vous sentez une étrange odeur de fumée »),
- Enfin, il est possible d’évoquer le toucher par les mêmes moyens que le goût et les odeurs, ou bien avec de la photo. Par exemple, en montrant la texture d’un fauteuil ou d’un vêtement, le grain du bois ou du cuir, les aspérités etc. de tout objet/produit pertinent dans votre module.
Être explicite, le plus tôt possible
N’ayez pas peur de proposer un prologue dans votre module. Dans cette première partie où l’apprenant est inactif, vous allez pouvoir lui donner :
- Les enjeux de la formation,
- Le sens de ce module pour lui,
- Les consignes et le fonctionnement de l’outil.
Mais aussi en profiter pour poser l’ambiance grâce aux cinq sens tel que nous l’avons évoqué plus tôt. Ce premier temps de la formation permettra à l’apprenant de faire la coupure avec le reste de sa journée et de s’immerger pleinement dans l’expérience que vous lui proposez et dans les enjeux de son apprentissage.
Oser l’exagération dans votre scénario
Les situations banales (donc trop proches du quotidien) ne stimulent pas les émotions et la mémoire autant qu’une surprise. Bien sûr, il s’agit de former des professionnels ou futurs professionnels à mobiliser leurs compétences et leurs connaissances sur le terrain. Mais le « train-train quotidien » n’est pas fait pour exciter l’attention.
Au contraire, notre cerveau intègre et automatise le plus possible d’opérations afin d’optimiser les dépenses d’énergie nécessaires à la vie quotidienne. En effet, la plupart des gens ne se redemandent pas sans arrêt comment se présenter quand il vont acheter du pain. Ce qui lui permet de se mobiliser efficacement si quelque chose d’inhabituel survient (si un ours débarque dans la boulangerie par exemple).
Faites des surprises !
Dès lors, la surprise permet de stimuler l’attention et les mécanismes de la mémoire. Reste ensuite à donner du sens à la dite surprise pour que le cerveau emmagasine l’information qu’il considèrera utile (je ne suis pas hyper confiant concernant mon ours par exemple… s’il fait trois mètres, qu’il est violet, qu’il porte un fusil d’assaut, une casquette à hélice et qu’il hurle le théorème de Pythagore, c’est mieux ? Ne partez pas tout ça va avoir du sens à la fin !).
Et mettez du conflit
Exagérez ! N’ayez pas peur de caractériser fortement vos personnages. N’ayez pas peur non plus de proposer un cadre « exotique » et des situations plus stéréotypées que nature à vos apprenants (si mon ours vient demander une baguette bien cuite et repart gentiment, ça retombe, forcément). En dramaturgie, on parle d’ajouter du « conflit ». C’est à dire de proposer des éléments qui vont pousser l’apprenant à se concentrer sérieusement et ne pas se reposer sur ce qu’il sait déjà (si mon ours arrête de hurler et s’effondre en pleurs en retournant le fusil contre lui, là il y a du conflit, notamment dans le cadre d’une formation à l’accompagnement psychologique des personnes en grande détresse).
Des situations intenses en formation
Si votre apprenant doit apprendre à gérer les relations clients, inutile de lui présenter une personne mesurée et immédiatement rationnelle : « Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous demander pardon mais je voulais vous dire que si possible j’aimerais un échange de mon produit malencontreusement devenu défectueux, s’il vous plaît ».
Passez directement à « BONJOUR ! D’habitude je dis rien mais là c’est trop ! J’ai acheté votre truc y a deux jours et il est déjà en rade ? Qu’est-ce que c’est que cette qualité pourrie ?! J’en veux un autre et tout de suite sinon je casse tout ! ».
Avouez qu’on sent quand même plus la nécessité de mobiliser ses connaissances en communication non violente dans le deuxième cas non ? Cela tiens notamment au fait qu’on n’a pas passé de longues minutes à poser un cadre mou, à démarrer laborieusement un dialogue inintéressant.
Parlez-moi d’humour… ou pas

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels
Alors vous me direz « nous sommes une entreprise sérieuse, on ne peut pas se permettre d’aller trop loin. Et d’ailleurs le sujet lui-même est sérieux, on n’est pas là pour rigoler ». Pour le coup, je n’ai pas parlé d’humour – même si c’est un ressort extrêmement puissant – mais bien d’intensité dans les situations proposées. Il s’agit de solliciter l’apprenant, pas nécessairement de le faire rire.
Alors c’est vrai, la chose est parfois délicate et c’est précisément pour cela qu’il existe des professionnels de la conception qui savent tourner les sujets de sorte qu’ils soient engageants et en lien avec l’état d’esprit que vous voulez instaurer dans vos modules.
Cela étant, quel que soit le sérieux de votre positionnement, les cerveaux fonctionnent de façon relativement similaire et la surprise et l’intensité seront toujours plus efficaces que des situations convenues.
La structure en 3 actes… ou 5
Allons maintenant nous faire voir chez les grecs antiques et plus précisément chez Artistote qui a théorisé la structure narrative en trois actes. Le concept est très simple, il s’agit de proposer une rencontre, une confrontation et une résolution.
Par exemple pour de l’onboarding :
- Acte 1 : Le nouveau est accueilli par son manager qui lui présente les locaux, les équipes et l’entreprise au sens général.
- Acte 2 : On lui donne l’emploi du temps de sa première journée. Il doit se rendre aux bons endroits, parler aux bonnes personnes et faire les démarches prévues.
- Acte 3 : Fin de la première journée, il se retrouve au café avec toutes les personnes qu’il a réussi à trouver (et pas les autres) pour un débrief sous forme d’échanges selon ce qu’il a accompli.
C’est simple, efficace et on est sûr de ne pas oublier notamment la dernière étape qui consiste à mettre l’apprenant face à ses résultats.
Cela dit, cette structure très simple peut manquer d’aspérités. Au vingtième siècle a été proposé un schéma en cinq parties dit « schéma quinaire« .
- Situation initiale : le décor est planté, le lieu et les personnages introduits et décrits.
- Complication : perturbation de la situation initiale.
- Action : moyens utilisés par les personnages pour résoudre la perturbation.
- Résolution : conséquence de l’action.
- Situation finale : résultante de la résolution, équilibre final.
Cette structure détaille plus les étapes intermédiaires du scénario. Peut-être que l’apprenant va devoir se confronter à des personnalités un peu « spéciales » ou se débrouiller pour trouver le plan du bâtiment afin de trouver les gens dont il a besoin. Ou bien encore qu’il va se trouver perturbé dans son planning par des événements perturbateurs et devoir faire des choix qu’il pourra justifier par la suite.
Cette structure amène donc à des scénarios plus riches en péripéties. A utiliser selon le temps disponible pour les modules en n’oubliant pas qu’il est possible de faire des « épisodes », c’est à dire de faire de chaque module un épisode d’un ensemble narratif plus grand.
Finalement, une histoire est une affaire de regard
Au final, nous avons vu ensemble un certain nombre d’outils qui peuvent vous permettre d’immerger votre apprenant de façon très forte dans vos contenus. Mais si la page blanche vous guette au moment de métaphoriser les apprentissages, n’oubliez pas que vous êtes en contact permanent avec de la narration. Séries, livres, films, magazines, blogs, podcasts etc. les inspirations sont innombrables alors n’hésitez pas à piocher dans ce vivier d’idées ! Et au-delà de les « consommer » comme un spectateur lambda, demandez-vous simplement quels sont les mécanismes qui font de telle ou telle histoire un succès. Et puis servez-vous en, tout cela est au service de l’efficacité de vos formations.
Alors vous narrez quand vous créez vos formations ? Quelles sont vos inspirations favorites, comment les mettez-vous en scène dans vos modules et surtout, comment réagissent vos apprenants ? Dites-nous tout ici ou sur les réseaux !
Impliquer l’apprenant dans la construction de son parcours, pas juste en lui demandant ce qu’il veut comme thématique de formation, mais bien en lui faisant co-construire les contenus ! Voilà une idée qui peut surprendre encore aujourd’hui mais vous allez voir ici que cette démarche a de nombreux attraits.
Le schéma classique c’est sans l’apprenant
Revenons tout d’abord sur l’un des schémas classiques de la construction d’un parcours si vous le voulez bien :
- Tout commence par un manager ou responsable métier qui identifie un besoin, soit au travers des entretiens individuels (besoin émis donc par l’apprenant), soit dans sa proximité au quotidien avec ses équipes ou collègues.(constat réalisé par lui-même sur le terrain),
- Il remonte le besoin à la RH/Formation,
- La fonction RH/formation priorise les demandes et quand elle juge pertinent de les traiter, revient vers le manager pour construire ensemble le cahier des charges de ce parcours,
- Une production est réalisée en interne ou en externe sur la base de ce cahier des charges (CDC),
- Avec un peu de chance, un module pilote est proposé à ce moment-là… mais tout est déjà construit et la marge de manœuvre pour réorienter éventuellement le dispositif est faible.
Bien sûr, il y a des projets où un pool d’apprenants est sollicité tout au long de la phase de construction du parcours et ce sont, à mon sens, des initiatives nécessaires qui devraient être bien plus souvent employées. Mais là encore s’ils n’arrivent qu’en phase de production, c’est presque déjà trop tard. En effet, on aura déjà perdu les bénéfices de l’inclusion des apprenants dès l’identification du besoin (avant même la rédaction du CDC).
Faire que chacun joue son meilleur rôle et se synchronise
Maintenant que nous avons vu une manière habituelle de créer des parcours de formation, voyons un peu quel est le meilleur rôle que chacun des acteurs de la formation peut jouer pour aborder la conception de formation sous un autre angle car :
- Nul mieux que le manager ne connaît ses équipes et ses besoins… et peut les confronter aux objectifs d’entreprise et aux enjeux de demain.
- Nul mieux que l’équipe RH ne connaît les dispositifs qui fonctionnent, les innovations de formation qui peuvent faire sens, les outils de conception à disposition, les contraintes de timing, budget etc. Bref, toute la gestion de projet qu’il y a derrière un tel chantier,
- Nul mieux que l’apprenant n’est capable de se projeter sur la tête que pourrait avoir la formation idéale pour lui, par rapport à son besoin propre et plus généralement ce que serait la formation idéale pour lui et ses pairs (et oui, la plupart du temps les apprenants réfléchissent collectif et savent se projeter dans un format pertinent pour le groupe).
Concevoir une formation est donc un projet tripartite où chacun a un rôle prépondérant à jouer. Or, et c’est un principe fondateur de la gestion de projet, un projet réussi est un projet qui fait sens pour toutes les parties prenantes. Il faut donner de la cohérence à l’ensemble et s’assurer de l’adhésion de chacun.

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Ce qu’apporte le regard de l’apprenant
Le regard de l’apprenant est crucial et apporte beaucoup dès la genèse du projet et ce à différents niveaux :
- Cela permet de repérer ce qui le gêne au quotidien pour faire un travail vraiment de qualité (et il est le seul à le savoir car c’est du ressort du ressenti, de l’affect, voire de l’émotion). C’est ce repérage qui amènera à la formulation d’un besoin et donc d’un objectif de formation. Il offrira ainsi un gain de temps et de pertinence énorme.
- Il peut exprimer quel serait le meilleur moyen pour lui de combler ce vide, de pallier à cette gêne. Et pour cela, on peut l’amener à verbaliser des modalités d’apprentissage, pour qu’elles soient les plus en phase avec les besoins terrain, le geste métier. Autrement dit, faciliter le transfert entre acquisition des connaissances en formation et montée en compétence de retour au poste de travail.
- C’est aussi souvent lui qui est le plus conscient de ses contraintes techniques et physiques : planning, disponibilité du matériel, capacité de concentration par rapport à sa façon de travailler. Il peut donc orienter sur le choix du format (durée, mode de diffusion, etc…). Pour rappel évidemment, proposer le bon format de formation c’est s’assurer la disponibilité d’esprit et de concentration de l’apprenant.
Par ailleurs, si le besoin de formation est avéré, il sera beaucoup plus aisé de trouver des apprenants prêts à consacrer du temps au sujet :
- Ce qui les valorise auprès des autres acteurs du projet mais aussi auprès de leurs collègues qui leur délègue le rôle de « contrôle qualité” puisqu’ils ont une forme de garantie que la formation sera en adéquation avec leur besoin,
- Cela leur permet de monter en compétence sur le sujet plus rapidement,
- Cela leur apporte un projet transverse qui change du quotidien tout en étant utile pour leur métier,
- En bref, ils se sentent pris en considération.
Ces apprenants impliqués dans la conception permettront d’éviter certains écueils et biais cognitifs involontaires de l’équipe projet si cette équipe devait penser « à la place de ». Et ils seront à terme d’excellents promoteurs de cette formation auprès de leurs collègues (si le projet a bien été co-construit avec eux de bout en bout).
A défaut, si vous n’avez pas de collaborateurs disponibles, n’hésitez pas à constituer des groupes miroirs pour tester un module pilote. Et si cela s’avère également impossible, faites a minima l’exercice au démarrage du projet de créer un persona. Grâce à lui, à chaque fin de réunion ou après chaque décision importante, tâchez de vous glisser à nouveau dans la peau de votre persona et faire un travail d’empathie et de projection. « Si j’étais apprenant, est ce que je serais en phase avec la décision qui vient d’être prise ?«
Au final, intégrer l’apprenant c’est bon pour le projet
Voilà pour cet article dédié à l’implication des apprenants dans la création des parcours de formation. Comme vous le voyez cette démarche n’enlève rien au travail et à la légitimité de l’équipe projet. Bien au contraire, elle permet de piloter un projet plus précis, plus pragmatique et plus proche de la réalité terrain. Ce qui amène une formation plus efficace, plus utile et plus durable dans l’esprit et les pratiques quotidiennes.
Et vous, avez-vous déjà intégré à vos équipes projet de formation, un ou des apprenants ? Quelle a été votre expérience ? Positive ou pas ? Quelles leçons en avez-vous tiré ? N’hésitez pas à partager tout cela avec nous en commentaires et sur les réseaux.
L’une des nombreuses missions du formateur est de s’assurer que ses contenus de formation soient transmis à ses apprenants. Deux questions se posent donc forcément à lui : « Comment faire pour que mes apprenants soient informés de la mise en ligne d’un nouveau module de formation qui leur est destiné ? » et « Comment faire pour qu’ils s’enthousiasment à cette nouvelle ? ».
Les mails sont tout naturellement l’un des moyens les plus efficaces pour répondre à ces problématiques. Je vous propose donc de découvrir 6 conseils à mettre en place si vous souhaitez envoyer à vos collaborateurs des mails les incitants à suivre un module de formation. Issus pour la plupart du mailing marketing, ces bonnes pratiques sont ici adaptées à votre secteur d’activité.

« mes apprenants sont-ils réceptifs aux mails ? »
On peut partir d’un constat : les apprenants n’ont pas forcément accès à un ordinateur tout au long de leur journée de travail et ne peuvent donc accéder à leur boîte mail que sur certaines plages horaires. À contrario, certains collaborateurs travaillent essentiellement sur un ordinateur et peuvent être sollicités par de nombreux mails. Dans ces deux cas, votre courrier électronique peut malencontreusement « passer à la trappe ».
L’enjeu est donc pour vous de trouver la bonne fenêtre de tir afin que votre mail touche sa cible, c’est à dire qu’un maximum de personnes l’ouvre, le consulte et accède au module de formation que vous souhaitez promouvoir.
Ne minimisez pas l’importance de l’objet
L’objet est la première chose que le destinataire va voir dans sa boîte mail. Il aura donc un impact direct sur le taux d’ouverture de votre courrier. Soyez efficace et précisez à votre apprenant ce qu’il va pouvoir trouver dans ce mail. Votre objectif à travers cette courte phrase est d’obtenir une ouverture. Je vous invite à utiliser des verbes incitants à l’action, à user de l’impératif et à vous adresser directement à l’apprenant en le tutoyant / vouvoyant en fonction des codes de votre entreprise. Enfin, pensez à toujours faire un objet assez court. S’il est trop long, il sera forcément rogné en fonction des critères de mise en page de la boite mail.
Voici ci-dessous quelques exemples de sujets :
- Découvrez le dernier module sur la réglementation X23 !
- Retrouve dans cette formation un récapitulatif de la norme ISO9001 !
- [Formation] Un nouveau module vous attend !
- Ne passe pas à côté de ce point essentiel à ton onboarding !
Et à contrario, voici des exemples de formulations (et d’écriture) à éviter :
- [Formation OBLIGATOIRE] Vous devez suivre ce module !
- URGENT : vous n’avez pas suivi la formation
- Formation à suivre !
- formation

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Envoyez votre mail au bon moment
L’horaire de diffusion est de base une question courante chez les professionnels du marketing. Cependant, puisque vous souhaitez promouvoir un contenu, vous vous devez de le prendre en considération. Pour être tout à fait honnête, il n’existe pas de plage horaire parfaite et générique. C’est à vous de la définir car vous connaissez les habitudes de vos publics. Pour se faire, adaptez votre envoi aux journées de vos apprenants en envoyant votre e-mail au moment où ils sont le plus à même de l’ouvrir et de suivre le contenu partagé.
Cela peut être le matin à 8h30, afin que si les collaborateurs démarrent leur journée à 9h, votre sollicitation soit en haut de leur boîte mail. S’ils quittent l’atelier à 11h30 pour rejoindre un PC partagé avant de prendre leur pause déjeuner à 12h, vous pouvez par exemple envoyer votre message aux alentours de 11h15.
Certains de vos apprenants ont aussi des rythmes de travail atypiques comme des mi-temps, des postes de nuits ou font les 3×8 (si c’est le cas, ces 4 conseils pour former les agents de production devraient vous intéresser). Sachez que certains outils vous permettent de programmer vos mails. Vous en retrouverez quelques-uns plus bas dans l’article. Gmail fait parti des messageries qui incluent nativement cette fonctionnalité.
bonne lisibilité = meilleur résultat
On se sent vite découragé lorsque l’on ouvre un mail et qu’on constate qu’il contient un énorme bloc de texte de 40 lignes bien denses. La lisibilité de votre mail va permettre de faciliter la lecture et votre apprenant va tout de suite bien identifier et retenir l’information que vous souhaitez lui faire passer.
Il existe différentes bonnes pratiques pour améliorer la lisibilité et structurer l’information :
- Le gras, c’est la vie : une information importante à faire ressortir ? Mettez-la en gras ! Vous pouvez éventuellement utiliser des couleurs, mais utilisez-les avec modération et goût pour ne pas envoyer un mail arc en ciel (en passant, le jaune sur fond blanc, ce n’est pas très lisible),
- Les phrases courtes sont vos alliés : les formulations courtes vous permettent d’aller droit au but. Vous ne vous éparpillerez pas et votre message ne sera que mieux compris,
- Une image vaut 1000 mots : une capture d’écran pour expliquer comment accéder à votre formation, un GIF pour ajouter une touche de légèreté, une infographie pour une visualisation complète d’un parcours de formation…
- Sautez des lignes : répartir votre discours en cours paragraphes permet de structurer au mieux votre message,
- Les pièces jointes, toujours en PDF : si vous partagez un fichier Microsoft Word utilisant par exemple une police spécifique, la mise en page du document peut être modifiée sur le poste du collaborateur. Ça n’arrivera pas en PDF.
Vous allez certainement redirigez vos publics vers une URL spécifique. Je vous recommande pour la rendre plus digeste, de l’ajouter en lien hypertexte ou d’utiliser un call to action ou bouton d’action.
Gardez aussi en tête que certains de vos collègues peuvent consulter leurs mails sur téléphone ou même sur tablette. Une image partagée dans le corps du texte peut donc apparaitre très petite sur mobile.
Votre mail ne doit avoir qu’un objectif
Encore une astuce issue du mailing marketing ! Votre objectif dans ces e-mails, c’est que l’individu à former aille sur votre module de formation. Je vous invite donc à ne pas le sur-solliciter avec un mail contenant 5 liens différents. Le risque est qu’une partie de ce que vous lui partagez ne soit pas consultée. Avec plusieurs liens externes, vous augmentez les chances que le destinataire ne retourne pas sur votre courrier électronique pour consulter les autres.
Il en est de même si vous faites régulièrement des relances : pensez à trouver le bon timing afin de suffisamment les espacer dans le temps. Pour certains, les formations peuvent être perçues comme une perte de temps. Les destinataires n’auront ainsi pas l’impression d’être spammés et seront donc plus réceptifs !

Quel ton est le plus approprié ?
En fonction du message que vous voulez faire passer, mais aussi en fonction des us et coutumes de votre entreprise, vous vous devez de rédiger un mail attrayant.
Si on rentre plus profondément dans les formulations de votre message, pensez à expliquer à l’apprenant ce qu’il va gagner en suivant votre formation, car ce n’est pas forcément évident au premier abord pour lui. Ce type de formulation peut vous permettre de le lui faire comprendre :
- « Grâce à cette formation sur la suite Adobe, ajoutez une nouvelle corde à votre arc. Vous pourrez par la suite gagner du temps dans la production de vos créations visuelles. »
- « Suite à la mise à jour de nos standards de production, nous vous invitons à faire évoluer vos connaissances sur les nouvelles méthodes de pressage hydraulique.«
Avec ces explications claires et précises, vous lèverez les freins de certains à suivre un contenu.
On peut facilement faire le choix de l’humour. Il n’est pas banni de l’univers professionnel, seulement vous devez l’utiliser avec modération. Comme pour les points évoqué précédemment, tout est une question de justesse. Le sujet de votre formation s’y prête t-il ? Vos destinataires ont-ils le même humour que vous ? Son utilisation ne va-t’elle pas nuire à l’objectif principal de votre mail ? C’est à vous que revient la lourde tâche de fixer le niveau de ce curseur. Mais si vous avez le moindre doute, évitez de l’utiliser.
Dans les grands groupes comme dans les plus petites entreprises, vos apprenants ne sont pas nécessairement français de naissance et ont donc une culture différente de la vôtre. Cela inclut le fait que vous n’ayez pas les mêmes références. Par exemple, il y a peu de chance que votre collègue originaire du Brésil, ayant suivi ses études en France et vivant sur le territoire depuis 6 ans, ne connaisse la réplique culte de Louis de Funès dans La soupe aux choux.
Faites preuve d’empathie et mettez-vous à la place de votre apprenant. Comment va-t-il percevoir votre message ? Va-t-il le comprendre ? Etes-vous suffisamment clair ? Votre sujet se prête t’il au ton que vous avez mis en place ? Ces questions vous permettront de juger ce que vous venez d’écrire pour être le plus en adéquation possible avec votre objectif.
N’hésitez pas a demandez à vos collègues ou à une personne extérieure une relecture. C’est justement le point que nous allons aborder ci-dessous.
Une dernière relecture avant d’appuyer sur le bouton rouge ?
Vous avez passé 30 minutes à rédiger le mail parfait : l’objet est optimisé, vous avez mis du gras, misé sur un ton qui correspond à vos publics… Vous avez même décidé de programmer votre e-mail pour 7h30, soit 30 minutes avant l’arrivée sur site des collaborateurs. Mais avant d’appuyer sur le bouton rouge et de déclencher l’envoi de 1747 mails, avez-vous relu une ultime fois votre production ?
Ce dernier survol vous permettra de voir les potentiels non-sens, fautes d’orthographes et autres coquilles qui ne vous auraient pas sauté aux yeux au moment de l’écriture. D’ailleurs, si vous avez le moindre doute concernant la conjugaison d’un verbe ou la terminaison d’un adjectif, il est tout à fait normal d’aller vérifier via une recherche sur le web ou de copier-coller votre texte sur un correcteur en ligne.
Si vous avez un peu de temps devant vous, vous pouvez attendre quelques heures ou jours histoire de revenir sur votre mail avec un regard nouveau. Sollicitez également vos collègues, travaillant ou non dans le même service que vous si vous en avez la possibilité. Ils vous apporteront forcément des retours auxquels vous n’auriez pas pensé, car ils peuvent avoir une expérience ou un ressenti différents.
Pour aller plus loin, quelques outils utiles
Voici une liste d’outils qui vous permettront d’optimiser vos envois :
Gmass : Un plugin qui fait des miracles
Gmass vous permet (sur messagerie Gmail uniquement) de programmer vos e-mails mais surtout de les personnaliser. A partir d’un fichier Excel contenant le nom, le prénom (ou tout autre information) et l’adresse mail de vos contact, vous pourrez construire un message avec des champs dynamiques. Par exemple :
Bonjour {First Name} {Last Name},
Suite à la mise à jour de {Nom Standard} nous vous invitons à faire évoluer vos connaissances sur les nouvelles méthodes de {Nom Méthode}.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à solliciter {First Name Référent} {Last Name Référent}, votre formateur référent. Vous pouvez le contacter par téléphone au {Téléphone Référent} ou par mail à l’adresse {Mail Référent}.
Bien cordialement,
Mailchimp / Sendinblue / Mailjet : Les outils des pros du marketing
Mailchimp, Sendinblue et Mailjet, pour ne citer qu’eux, sont des plateformes d’envoi de mailing marketing. Essentiellement dédiées aux envoies de campagnes massives à plusieurs milliers d’utilisateurs, elles peuvent vous intéresser si vous avez de nombreux collaborateurs à qui envoyer des mails régulièrement. Au-delà de cette capacité à envoyer des mails en masse, elles vous offrent des possibilités graphiques quasi sans limites.
Ces outils conservent vos contacts dans une base de données. Ainsi, vous pouvez notamment suivre l’activité précise de vos collaborateurs par rapport à vos envois (taux d’ouverture, de clics, liens cliqués…), programmer des parcours de mail complet, créer des templates… Bref, une quantité énorme de fonctionnalités si vous en avez l’utilité.
Si votre entreprise est une grosse structure, je vous invite à rentrer en contact avec vos collègues du service marketing ou communication, qui doivent certainement utiliser l’une de ces plateformes.
snov.io / Mailtrack : mesurez l’activité
Snov.io et Mailtrack sont des plugins vous permettant de suivre l’activité de vos apprenants sur vos courriers électroniques après envoi. Vous pourrez ainsi savoir si votre collaborateur a bien ouvert votre mail ou cliqué sur le lien que vous lui avez partagé. Ces informations vous seront utiles si vous souhaitez par la suite envoyer un message de relance, pour éviter de resolliciter ceux qui auraient déjà ouvert votre premier mail.
Voilà, vous avez désormais toutes les clés en mains pour créer et envoyer des mails de promotion optimisés à vos destinataires ! N’hésitez pas à partager en commentaire vos propres conseils et vos retours d’expérience sur ce sujet !




